Call for papers in special issue:Climate- Smart Technology and Interventions in the journal of “Agriculture, Forestry and Fisheries

The following Special issue is an attempt to compile the research activities related to climate change mitigation tools and technique so it is my request to all researchers to please contribute their original papers to the upcoming special issue: “Climate- Smart Technology and Interventions”.

Details as follows:-

Special Issue: Climate-Smart Technologies and Interventions

Science Publishing Group (New York, USA) would like to publish a Special Issue entitled “Climate-Smart Technologies and Interventions” in the journal of “Agriculture, Forestry and Fisheries” [ISSN: 2328-563X (Print), 2328-5648 (Online)], a peer-reviewed journal.

http://www.sciencepublishinggroup.com/specialissue/119007

This Special Issue aims to publish original researches of the highest scientific quality in the field of Climate-Smart Technologies and Interventions. It plans to offer a strong and easy access platform for original high quality innovations and scientific papers in order to enhance the international communication between engineers and scientists of the field of interest.

Both experimental and theoretical contributions of original and high quality are invited to submit to this special issue. Original innovative studies are highly encouraged.

Scientific Topics include but are not limited to the following:
1. Climate smart Agriculture.
2. Innovative tools and techniques to capture and manage carbon and other Green house gases.
3. Carbon sequestration techniques.
4. Utilization of Modeling and simulation technique in green house gas emission Management.
5. Green house gas Monitoring systems.
6. Remote sensing and GIS techniques used in carbon monitoring.
7. Afforestation and wasteland management for carbon management.
8. Production forestry for climate change mitigation.
9. Climate change and gender issues.
10. Climate change and economics.
11. Any other related topics.
Important Dates:
Submission Due Date: May 30, 2015
Publication Time: August, 2015
Author Guidelines and Paper Submission System:
Details information about author guidelines and online paper submission system are available at
http://www.sciencepublishinggroup.com/journal/papersubmission.aspx?journalid=119
Lead Guest Editor:
Dr. Sushma kerketta
Assistant Professor & Head, Department of Farm Forestry, Sarguja University, Ambikapur (C.G.)- India 497001
sushmabhel@gmail.com
Special Discount for Accepted Paper:
Authors, who submit paper through Lead Guest Editor, can enjoy 30% discount (for accepted papers only).

Gestion intégrée de la fertilité du sol

Sol infertile
Quand le sol perd sa fertilité, les cultures n’y poussent plus bien. Mais la fertilité du sol peut être améliorée grâce à la combinaison de matières organiques, d’engrais minéraux, de variétés améliorées et de bonnes pratiques agricoles et de gestion des terres, adaptées aux conditions locales. C’est ce qu’on appelle la gestion intégrée de la fertilité du sol.

Chaque sol est différent

Des cultures sur différents types de sols réagissent différemment aux engrais minéraux et organiques. Sur les sols qui réagissent aux engrais, vous pouvez obtenir un meilleur rendement avec des variétés améliorées et de l’engrais. Mais les sols infertiles n’ont pas seulement besoin d’engrais.

Photo Credit: FAO

Photo Credit: FAO

La gestion intégrée des sols repose sur quatre piliers
Le premier pilier est l’engrais qui fournit des nutriments aux plantes. Certains agriculteurs appliquent des micro-doses d’engrais. Ils mettent de petites quantités d’engrais dans chaque trou de plantation. Ainsi, on économise de l’engrais, mais le rendement est toujours bon.
Les matières organiques, telles que les résidus de cultures, le fumier animal et le compost, constituent le deuxième pilier. Les matières organiques contiennent moins de nutriments que les engrais minéraux, mais elles permettent au sol de conserver son humidité et d’être meuble, et apportent plusieurs types de nutriments mineurs.
Vous pouvez parquer les animaux au champ pendant la nuit. Leurs excréments et leur urine sont riches en azote. Certains agriculteurs gardent les chèvres dans des enclos surélevés pour la collecte de l’urine et des excréments. Le compost aide le sol à retenir les engrais minéraux ; ainsi ceux-ci ne sont pas emportés par les eaux de ruissellement.
Les variétés améliorées sont le troisième pilier. Les cultures en bonne santé ont un meilleur rendement. Les variétés améliorées résistent souvent à certaines maladies et leur rendement est meilleur que celui des variétés locales, quand le sol est amélioré.
Le quatrième pilier est l’adaptation. Les agriculteurs essaient différentes variétés, les bonnes pratiques agricoles, de gestion des terres et de l’eau pour voir ce qui fonctionne le mieux pour eux.

Source:  http://accessagriculture.org/fr/node/370/fr

Agriculture Climato-Intelligente, Parlons-en !!!

Au coeur des grands forums, des conférences et discussions, l’Agriculture Climato-Intelligente ou l’agriculture intelligente face au climat (climat smart agriculture en englais) est une nouvelle approche developpée et promue par plusieurs institutions internationales et merite qu’on interesse.

Emergence de l’Agriculture Climato-Intelligente

Selon les documents de la FAO sur l’ Agriculture Climato-Intelligente, on retient que la population mondiale augmentera d’un tiers entre aujourd’hui et l’an 2050 surtout dans les pays en développement. Les villes seront plus d’avantage inondées. Il faudra augmenter la production agricole de 60% d’ici à 2050 pour satisfaire la demande prévue pour l’alimentation humaine et animale. Ainsi, l’agriculture doit se transformer pour pouvoir nourrir une population mondiale sans cesse croissante et fournir les bases de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté.

Le changement climatique rendra cette tâche plus difficile dans le contexte d’un scenario tendanciel, en raison des impacts négatifs sur l’agriculture, obligeant constamment à mettre en œuvre des actions coûteuses d’adaptation.

Améliorer la sécurité alimentaire tout en contribuant à l’atténuation du changement climatique et à la protection des ressources naturelles, ainsi que des services écosystémiques vitaux, requiert une transition vers des systèmes de production agricole plus productifs, utilisant plus efficacement les intrants, avec une production moins variable et plus stable, plus résilients face aux risques, aux chocs et à la variabilité climatiques de long terme.

Une agriculture plus productive et résiliente nécessite un changement majeur dans les pratiques de gestion des terres, de l’eau, des nutriments du sol et des ressources génétiques, afin de s’assurer que ces ressources sont gérées plus efficacement : Agriculture Climato-Intelligente a vu le jour.

Logo E.T Climate

Définition de l’Agriculture Climato-Intelligente

L’agriculture intelligente face au climat est une approche conçue pour développer les conditions techniques, politiques et d’investissement nécessaires pour atteindre une agriculture durable répondant aux enjeux de la sécurité alimentaire dans un contexte de changement climatique. La magnitude, l’immédiateté et le large spectre des effets du changement climatique sur les systèmes agricoles créent un besoin impérieux d’assurer l’intégration complète de ces effets dans la planification, la programmation et les investissements agricoles nationaux. L’agriculture intelligente face au climat est conçue pour identifier et opérationnaliser le développement de l’agriculture durable en tenant compte explicitement des paramètres du changement climatique.

Cette approche a pour but d’encourager et d’accompagner les agriculteurs, les pays ainsi que les autres acteurs dans la mise en œuvre de politiques et mesures pour :

  • augmenter de façon durable la productivité agricole et les revenus des agriculteurs afin d’atteindre les objectifs nationaux de sécurité alimentaire et de développement ;
  • renforcer la résilience et l’adaptation des systèmes agricoles et alimentaires au changement climatique ;
  • atténuer les émissions de gaz à effet de serre et augmenter l’absorption du carbone.

Dix (10) points capitaux de l’Agriculture Climato-Intelligente

L’agriculture intelligente face au climat n’est pas une unique technologie ou pratique agricole spécifique pouvant être appliquée universellement. C’est une approche qui nécessite des évaluations spécifiques au site d’intervention pour identifier les technologies et pratiques agricoles appropriées.

Cette approche:

  1. aborde les défis complexes et interdépendants que sont la sécurité alimentaire, le développement et le changement climatique et identifie des options intégrées créant des synergies et impacts bénéfiques, tout en réduisant la nécessité de faire les incompatibilités;
  2. reconnaît que ces options seront façonnées par les contextes et les capacités propres à chaque pays, ainsi que par les situations sociale, économique et environnementale particulières où elles seront appliquées;
  3. évalue les interactions entre les secteurs ainsi que les besoins des différentes parties prenantes;
  4. identifie les obstacles à l’adoption, en particulier chez les agriculteurs et fournit des solutions appropriées en termes de politiques, stratégies, actions et des mesures incitatives;
  5. cherche à créer des conditions favorables à travers une meilleure harmonisation des politiques, des investissements financiers et des dispositifs institutionnels;
  6. vise à atteindre plusieurs objectifs, étant entendu que des priorités doivent être fixées et que des décisions collectives doivent être prises sur différents avantages et inconvénients;
  7. devrait donner la priorité au renforcement des moyens de subsistance, en particulier ceux des petits exploitants, en améliorant l’accès aux services, à la connaissance, aux ressources (y compris les ressources génétiques), aux produits financiers et aux marchés;
  8. aborde l’adaptation et renforce la résilience aux chocs, en particulier ceux liés au changement climatique, car l’ampleur des impacts du changement climatique a des implications majeures pour le développement agricole et rural;
  9. considère l’atténuation du changement climatique comme un cobénéfice potentiel secondaire, en particulier pour les populations agricoles à faibles revenus;
  10. cherche à identifier des opportunités pour l’accès aux financements sur le climat et les intégrer aux sources traditionnelles de financement de l’investissement agricole.

L’agriculture intelligente face au climat rassemble des pratiques, politiques et institutions qui ne sont pas forcément nouvelles, mais qui sont mobilisées dans e contexte des changements climatiques, qui ne sont pas familiers aux agriculteurs, éleveurs et pêcheurs.

Des défis restent à relever

Les défis sont nombreux. L’implication des producteurs, notamment dans les pays en développement, est tout sauf évidente. Afin de soutenir leur capacité adaptative, les institutions locales et nationales doivent également être renforcées. Selon Emmanuel Torquebiau, chercheur au Cirad , « si des efforts en matière de politiques publiques et de finance ne sont pas d’actualité alors les options techniques ne pourront avoir d’effet sur le long terme ».

Agriculture Climato-Intelligente au coeur des débats

La 3e Conférence scientifique mondiale sur l’agriculture climato-intelligente se tient à Montpellier, France, du 16 au 18 mars 2015 . Cet événement majeur a pour objectif d’approfondir et d’actualiser les connaissances scientifiques sur l’ensemble des problématiques de l’agriculture climato-intelligente. Elle permettra de dresser un futur agenda de la recherche, d’éclairer les décideurs et de proposer des actions pour l’avenir.

Bibliographie

Leslie Lipper, Philip Thornton, Bruce M. Campbell, Tobias Baedeker, Ademola Braimoh, Martin Bwalya, Patrick Caron, Andrea Cattaneo, Dennis Garrity, Kevin Henry, Ryan Hottle, Louise Jackson, Andrew Jarvis, Fred Kossam, Wendy Mann, Nancy McCarthy, Alexandre Meybeck, Henry Neufeldt, Tom Remington, Reynolds Shula, Pham Thi Sen, Reuben Sessa, Austin Tibu and Emmanuel F. Torquebiau, Climate-smart agriculture for food security, Nature Climate Change 4, 1068–1072 (2014) doi:10.1038/nclimate2437

http://www.fao.org/climatechange/climatesmart/fr/

http://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/communiques-de-presse/2015/conference-agriculture-climato-intelligente

http://csa2015.cirad.fr/

Agriculture biologique, une réponse aux effets des changements climatiques

Connaissant l‘impact des changements climatiques sur l’agriculture familiale, des paysans développent des solutions alternatives dont l’agriculture biologique pour y faire face. Comme l’a défini, Hervé Sourou de AgroBénin, l’agriculture biologique est l’art de cultiver la terre en utilisant les meilleures pratiques issues des méthodes traditionnelles couplées aux connaissances scientifiques et les matériaux disponibles tout en créant un équilibre entre la nature et la culture. En d’autre terme, l’agriculture biologique est système d’agriculture qui n’utilise aucun engrais chimique, pesticide, produit industriel de synthèse ou Organisme Génétiquement Modifié (OGM).

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Des techniques de production préservant l’environnement

La pratique de l’agriculturebiologique implique l’utilisation des techniques telles que :

  • Le compostage : il ne coute pas cher et est très efficace, il améliore la qualité du sol, il facilite le drainage, il réduit l’érosion, il ajoute des nutriments facilement assimilables par la plante et favorise une gestion optimale de l’eau.
  • Le paillage : il consiste à couvrir le sol avec une couche de matériau en vrac comme le compost, le fumier, la paille, l’herbe sèche, les feuilles ou les résidus de récolte. Les paillis ont plusieurs effets sur le sol qui contribuent à l’accroissement de la plante,
  • La diminution dans la perte d’eau à cause de l’évaporation ;
  • La réduction de la croissance des mauvaises herbes en réduisant la quantité de lumière qui frappe le sol ;
  • L’empêchement de l’érosion du sol ;
  • L’augmentation du nombre de microorganismes dans la couche arable

  • La rotation des cultures

Voici un documentaire qui montre en quoi l‘agriculture biologique au Burkina Faso est la meilleure réponse aux effets du changement climatique.

Mettre les agriculteurs familiaux au centre du développement territorial

Les agricultrices et les agriculteurs familiaux sont, à la fois, les premiers acteurs d’un monde rural attractif et dynamique et les garants de la sécurité alimentaire de leurs territoires.
Au vu du rôle clef de l’agriculture familiale dans la lutte contre la faim et contre la pauvreté nous souhaitons qu’elle soit intégrée dans l’agenda des programmes de développement international. Ainsi nous réclamons :

  1.  La reconnaissance du rôle des agriculteurs familiaux dans l’entretien du paysage et la
    conservation des ressources naturelles.
  2. La reconnaissance, dans le cadre des Objectifs du Développement Durable (ODD) post 2015, de l’agriculture familiale comme l’un des moyens de mise en œuvre de l’objectif relatif à la sécurité alimentaire, la nutrition et l’agriculture durable.
  3. La déclinaison du rôle économique, social et environnemental de l’agriculture familiale dans les indicateurs relatifs à l’objectif « sécurité alimentaire, nutrition et agriculture durable ».
Les branches sont progressivement écartées. Photo Credit: Georges Serpantié

Les branches sont progressivement écartées. Photo Credit: Georges Serpantié

L’ancrage territorial, la dimension humaine et la notion de durabilité dans l’acte de transmission, sont des valeurs véhiculées par l’agriculture familiale pour affronter les défis environnementaux et climatiques à venir. Forts de ces valeurs, nous demandons que :

  • Les politiques nationales et internationales concentrent leurs efforts vers des mesures
    d’adaptation au réchauffement climatique, comme l’amélioration du stockage de l’eau et des techniques d’irrigation, la mise à disposition de dispositifs de gestion des risques, etc.

Garante de la sécurité alimentaire de son territoire, l’agriculture familiale permet de répondre aux défis quantitatif et qualitatif des besoins alimentaires mondiaux. Parce qu’aujourd’hui la majorité de la population est urbaine et que la croissance démographique devrait être principalement concentrée dans les villes, il est indispensable que les gouvernements :

  • Développent les synergies entre politiques sociales, économiques et agricoles, en faveur de
    politiques alimentaires cohérentes entre villes et zones rurales.
  • Mettent en place des politiques de limitation de l’étalement urbain pour permettre un
    développement cohérent des zones urbaines et rurales.
  • Assurent une modernisation des infrastructures et des services des territoires ruraux pour
    développer l’attractivité des campagnes, limiter l’exode rural et favoriser un  développement équilibré des territoires.

Source: MANIFESTE INTERNATIONAL DES JEUNES AGRICULTEURS

Favoriser l’installation des jeunes sur des exploitations de type familial

Alors que les jeunes agriculteurs sont au cœur des enjeux de modernisation des politiques agricoles, le renouvellement des générations en agriculture rencontre globalement de grandes difficultés d’ordre économique, politique et culturel. Parce que l’installation des jeunes sur des exploitations familiales doit être une priorité, nous demandons que les politiques agricoles nationales :

  • S’appuient sur des programmes d’enseignement et de formation agricoles, représentatifs de la diversité des pratiques agricoles nationales, valorisés par l’obtention d’un diplôme
    reconnu par l’Etat. Ces programmes doivent permettre aux jeunes agriculteurs de réussir
    leur projet professionnel, sur leur exploitation, dans leurs organisations collectives et sur leur territoire.
  • Permettent l’élaboration de programme d’accompagnement à l’installation des jeunes
    agriculteurs, proposant des aides financières et techniques.
  • Favorisent l’accès des jeunes aux moyens de production, aux marchés, aux financements, à la formation continue et à l’accompagnement technique.
  • Développent des campagnes de sensibilisation et de promotion du métier d’agriculteur auprès des jeunes ruraux et des jeunes urbains.
  • Assurent une liberté syndicale et la protection du droit syndical des jeunes agriculteurs, prévue par la Convention n°87 de l’OIT et mettent à disposition des programmes de soutiens technique et financier pour le regroupement syndical des jeunes agriculteurs.
  • Favorisent la mise en place de synergies entre les secteurs publiques et privés pour favoriser l’installation des jeunes agriculteurs.

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La durabilité et la transmission des exploitations familiales sont aujourd’hui de plus en plus menacées par l’appropriation des moyens de production par des capitaux extérieurs. Le maintien d’une agriculture familiale doit être garanti par l’accessibilité des jeunes candidats à l’installation aux moyens de productions. Afin de garantir l’accès au foncier et aux crédits des jeunes agriculteurs familiaux, nous demandons :

  1. La prise en compte effective des Directives Volontaires pour la Gouvernance Foncière,
    adoptée en 2012 par le CSA, dans les législations nationales.
  2. Un soutien à la coopération intergénérationnelle, qui permette la transmission des savoirs, la coopération et l’entraide entre les générations pour faciliter le renouvellement des
    générations et la transmission du foncier.
  3. Un soutien au développement des banques agricoles et aux dispositifs de mutualisation.
  4. La mise en place de systèmes de crédits préférentiels, dont les taux d’intérêts réels doivent
    rester en dessous de valeurs à deux chiffres, pour les jeunes candidats à l’installation
    disposant d’un projet viable et vivable. Une souplesse doit être accordée aux jeunes en
    termes de report d’échéance.
  5. La mise en place de système de capitalisation bancaire, facilitant l’obtention des prêts à taux avantageux pour les jeunes agriculteurs. Les institutions supranationales doivent proposer des garanties bancaires pour les jeunes, sécurisant leurs contrats de prêts avec des banques nationales.

Source: MANIFESTE INTERNATIONAL DES JEUNES AGRICULTEURS

Reconnaissance sociale, économique et juridique des agriculteurs familiaux

Alors que les agriculteurs familiaux représentent 40% de la population active mondiale, leur métier n’est pas suffisamment valorisé. Sa reconnaissance sociale, économique et juridique, aux niveaux national et international, est fondamentale pour répondre aux enjeux alimentaires mondiaux et enrayer la destruction des emplois agricoles. Cette reconnaissance constitue la base de tout engagement professionnel. Nous interpellons ainsi :

  •  Tous les gouvernements pour qu’ils offrent une véritable reconnaissance juridique au métier d’agriculteur dans leurs législations nationales et qu’ils mettent en place des politiques de soutien spécifiques en faveur des modèles familiaux.
  • L’Organisation Internationale du Travail (OIT) pour intégrer une reconnaissance du métier d’agriculteur dans les normes internationales du travail. Nous souhaitons que la Conférence Internationale du Travail, assemblée qui élabore, adopte et révise les normes internationales du travail, adopte un protocole reconnaissant le métier d’agriculteur dans la convention n°141 sur l’organisation des travailleurs ruraux.

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Le regroupement et l’organisation collective des agriculteurs permettent de renforcer la capacité de négociation des agricultrices et des agriculteurs. L’organisation économique des producteurs facilite la structuration des filières agricoles et favorise la stabilité des revenus. Afin de garantir le droit d’organisation et de négociation collective des agriculteurs nous réclamons que les gouvernements :

  • Favorisent le regroupement économique et syndical des producteurs, pour renforcer leurs
    capacités de négociation et la stabilisation de leurs revenus.
  • Veillent à soutenir la création de coopératives de jeunes agriculteurs ou de sections jeunes
    dans les coopératives préexistantes.
  • Accompagnent des projets permettant aux agriculteurs d’augmenter la création de valeur
    ajoutée sur leurs exploitations, via des démarches collectives innovantes en matière de
    production et de commercialisation.
  • Mettent en vigueur le droit d’organisation et de négociation collective, prévue par la
    Convention n° 98 de l’OIT, pour l’ensemble des organisations agricoles.

Les agricultrices et les agriculteurs familiaux sont des acteurs majeurs de la dynamique des territoires. Les responsabilités qu’ils assument justifient qu’ils aient un rôle déterminant dans les politiques agricoles et commerciales, du niveau local au niveau international. Face à la multiplication des accords bilatéraux et afin d’améliorer la représentation et la capacité de propositions de la profession agricole dans les instances de gouvernance, nous proposons :

  1. La création d’un mécanisme de représentation des agriculteurs au sein du Comité sécurité
    alimentaire (CSA). Nous proposons donc à la FAO de faire du CSA un lieu de concertation
    équilibré entre les acteurs qui sont au cœur de la sécurité alimentaire.
  2.  La réactivation des réunions ministérielles agricoles au sein du G20. Parallèlement, nous
    proposons de constituer un groupe de réflexion constitué de représentants d’organisations
    agricoles, le F20, contribuant aux réflexions initiées par les réunions ministérielles.
  3. La mise en place un dispositif de représentation de la profession agricole au sein du Forum
    de réaction rapide et du Système d’information sur les marchés agricoles (SIMA ou AMIS),
    créés par le G20 et abrités au sein de la FAO.
  4. D’engager une réflexion internationale des jeunes agriculteurs sur les échanges commerciaux internationaux, visant à proposer des solutions pour stopper leurs impacts négatifs sur les conditions sociales et économiques d’exercice de l’agriculture, le maintien de la diversité des produits et des modèles de production, des savoir-faire et la sécurité du revenu de tous les agriculteurs sur leur territoire

Source: MANIFESTE INTERNATIONAL DES JEUNES AGRICULTEURS

Appel à projets : Fonds « NEPAD » pour le changement climatique

Le Fonds NEPAD pour le changement climatique a été créé en 2014 par l’Agence de la planification et de coordination du NEPAD avec l’appui du gouvernement de l’Allemagne. Le Fonds NEPAD pour le changement climatique offre une assistance technique et financière aux Etats membres de l’UA, aux Communautés économiques régionales (CER) et les institutions qui répondent aux critères d’admissibilité et les domaines ciblés clairement définies de soutien du Fonds.
Lesdomaines ciblés sont les suivants:

1. Adaptation de l’agriculture au changement climatique
2. Biodiversité
3. Accès et le partage des avantages
4. Développement et le soutien de la mise en œuvre de plans nationaux d’adaptation (PAN)
5. L’intégration du changement climatique dans les plans nationaux d’investissement agricole (PNIA)

Délai : 28 Février 2014

NB : Tous les documents (Plaquette de présentation, Lignes directrices, formulaire de demande…) sont disponibles en Français

Juste un clic pour en savoir plus…

http://www.nepad.org/climatechangeandsustainabled…/how-apply