La problématique des jeunes ruraux en Afrique: Quoi retenir ?

Le chômage et le sous-emploi des jeunes et leur engagement dans les mouvements terroristes ont poussé certains acteurs à s’intéresser depuis quelques années à la question de « Jeunes ruraux ». Cette même question constitue une réflexion  permanente pour les organisations paysannes qui s’interrogent sur la « relève de l’activité » pour faute de main d’œuvre non disponible.

  • Les jeunes ruraux, un concept selon chaque acteur

Les jeunes ruraux ne sont pas un groupe homogène figé. Ils sont définis par rapport à l’âge par certains acteurs et l’autre la position sociale voire sur la responsabilité sociale des jeunes dans la société par autres acteurs. Dans le cercle familial les jeunes sont perçus comme de la main d’œuvre gratuite pour les activités agricoles bien que ces derniers aient des besoins spécifiques à satisfaire. Ce qui génère des tensions  entre les deux générations.

  • Jeunes ruraux ont un accès limité aux ressources de production

L’accès aux ressources naturelles dont la terre et sa marchandisation ont conduit à exclure les jeunes pauvres de l’accès à cette ressource. Les lois et les coutumes permettent aux hommes âgés d’accès l’accès et le contrôle de cette ressource. De même, les jeunes n’ont pas aussi accès aux services financiers pour faute de garantie. Ainsi, le taux d’intérêt pratiqué par les institutions de micro finances à leur encontre sont très élevées avec un manque de suivi des bénéficiaires.

  • Jeunes ruraux, perçus au sein des organisations paysannes comme des « fainéants »

Grâce aux réseaux sociaux et  à la technologie les jeunes ruraux ont une compréhension de leur environnement et aspirent à mieux être. Ils s’engagent dans les associations de jeune pour changer la donne. Mais cet engagement collectif reste et demeure faible dans les associations des agriculteurs. Le manque d’expérience, le culte du « respect de la personne âgée » et les différents stéréotypes de la société font que ces jeunes ne s’épanouissent pas dans ces types d’organisation et tuent ainsi toutes initiatives venant d’eux pouvant améliorer leur condition de vie et de travail. Alors d’autres portes dont les groupes criminels et terroristes et l’exode rural s’ouvrent à certains.

  • Exode rural, une solution aux maux des jeunes ruraux

L’exode rural permet jeunes de réunir des fonds pour démarrer leurs activités agricoles. Ils exercent les activités telles que les petits commerces et les services (marchands ambulants, femmes de ménage). D’autres jeunes migrent dans les zones aménagées ou irriguées pendant la saison sèche pour s’adonner à l’agriculture dont la finalité est le revenu monétaire.

  • Agriculture comme solution pour résoudre le problème des jeunes ruraux

Le secteur agricole absorbe plus de la moitié de la population active dans les pays de l’Afrique de l’Ouest sauf de le Nigeria. Il est le premier pourvoyeur d’emploi. Alors ce secteur doit accessible et attractif pour les jeunes en améliorant les infrastructures, en facilitant l’accès des jeunes à la terre et aussi en tenant compte de leur avis dans l’élaboration des politiques et programmes de développement.

Par ailleurs, les systèmes intensifs tels que l’agro écologie apparaissent comme un modèle à promouvoir pour permettre à l’agriculture familiale de remplir sa première fonction de « pourvoyeur d’emploi ». Elle doit être repensée pour améliorer les conditions d’activités au sein des exploitations.

  • Les activités para agricoles, une autre alternative pour les jeunes ruraux.

La solution des jeunes ruraux n’est pas uniquement agricole. Elle concerne aussi les services en amont de la production (fourniture d’intrants et de matériel) et dans les chaines de valeur en aval (transformation et commercialisation des produits agricoles).

  • Enfin, une formation qualifiée au profil des jeunes ruraux

Le pouvoir public doit associer le secteur privé dans la formation des jeunes agriculteurs. Cette formation doit tenir compte des particularités du métier d’agriculteur, de la dimension liées à l’artisanat rural et ayant pour socle les compétences générales (alphabétisation, mathématiques, gestion, citoyenneté, santé…). Elle doit aussi associer la famille par l’éducation de base.

Inspiré de l’article Jeunes ruraux en Afrique de l’Ouest : quelles réalités et quelles perspectives ?

Credit Photo: http://www.ypard.net

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Publié le 3 mai 2016, dans agriculture familiale, Jeunesse et Agriculture, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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